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26 décembre 2007 3 26 /12 /décembre /2007 21:53
Okinawa wa-rudo (=world), le monde d'Okinawa est la reconstitution d'un ville (touristique) d'Okinawa.

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Nous avons aujourd'hui la même guide que lorsque j'avais visité les différentes fabriques. Elle nous raconte cette fois que les Yakusa, qui ont une villa qu'elle nous montre sur la route, se coupent le petit doigt en signe de dévotion et de loyauté envers leur chef. Le code des Yakusa est 893. Le huit en japonais se prononçant "yattsu", le "tsu" étant très léger, le neuf "ku" et le trois "san".

Grottes :
 
Nous commençons la visite par les grottes du village.
La galerie souterraine est immense !
(Pour mieux voir les photos, éteignez les lumières...)
undefinedC’est dans une de ces grottes d’Okinawa qu’a été tourné un épisode des X-files. Quand on voit la forme de certaines pierres, on comprend pourquoi...undefinedUne auge est posée là, au beau milieu de la grotte, certains s’essayeront encore à faire un voeux avant de lancer leur pièce.undefinedAprès avoir passé une bonne demi-heure à traverser ces sous-sols, nous retournons à la surface à l’aide d’un escalator que les japonais prononcent escalétâ.
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Jardin d’Eden : 

Arrivés à l’extérieur, nous traversons un grand jardin où des fruits de toutes sortes poussent. Celui-ci par exemple m’est inconnu :

undefinedDes marchands vendent ces fruits, on trouve entre autre des mangues, des "dragon fruits",
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des oranges, des "star fruits" (formant des étoiles quand on les coupe) que je n’ai pas goûtés et des ananas :
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Artisanat : 

Un peu plus loin ce sont des potiers, verriers et céramistes qui oeuvrent. Il y a aussi des artisans travaillant au pochoir sur tissus, puis j’arrive à la fabrique de sucre. Okinawa a un climat idéal pour la croissance de la canne à sucre. Il y a donc dans ce village une fabrique de canne à sucre et bien entendu un magasin où on peut acheter du sucre à n’importe quelle étape de la fabrication. De petits récipients remplis d’échantillons permettent de goûter.
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Centre shisa-culturel : 

J’arrive dans un centre culturel rempli de shisa. De la tête de lion en bois servant pour la danse du lion à la peluche
shisa.
Au milieu de la pièce, une petite fille peint son propre shisa :

undefinedUne dame du centre m’explique que cette petite a modelé celui-ci il y a quatre jours avant de pouvoir le peindre avec cette peinture qu’ils appellent peinture à Poster. C’est la même peinture qui est utilisée pour les poupées kokeshi.
Je me renseigne sur la pâte servant à la fabrication de ces objets.

undefinedElle ressemble à du plastiroc mais ne se désagrège pas avec de l’eau et il n’y a apparemment pas besoin de la cuire. La charmante dame me propose d’en acheter un pain d’environ 7 X 7 X 7 cm pour 1200 yens ! C’est un peu cher tout de même. Je verrai si à Tokyo ou Yokohama je n’aurai pas la possibilité d’en avoir pour un prix moins exorbitant.


Eissa :
 
Je sors du centre et découvre un spectacle sous un chapiteau. J
’ai malheureusement loupé le début, mais je retournerai au second pour mieux dessiner ces danses magnifiques.
Deux chanteuses jouent du sanshin, instrument que j
’avais déjà dessiné lors de ma visite au musée municipal d’okinawa et qui est reconnaissable du fait de son ventre en peau de serpent.

La première danse, très courte, est effectuée par deux femmes habillées de la même façon que les poupées Kokeshi (Ou plutôt devrais-je dire que les poupées étaient vêtues comme ces danseuses). Je sors mon carnet de croquis pour en dessiner une.

Puis place à une danse endiablée que ma main a bien du mal à suivre. Je prendrai donc en complément des photos pour affiner mon travail. Ce sont tout d’abord des danseurs et danseuses armés de tambours. Qui frappent, tournoient, et sautent :


Puis c’est un lion interprété par deux danseurs qui se secoue dans tous les sens accompagnés de deux bouffons.

La danse reprend de plus belle, les danseurs, toujours souriants, frappent encore plus fort sur leurs tambours, la foule applaudit à leurs sauts périlleux. Deux combattants armés chacun d’un long bâton s’affrontent sous les roulements des tambours.



Les danseurs reviennent, et font venir la foule sur la piste de danse pour lui montrer quelques pas. (Quelque part j’ai l’impression d’être au club med !)
Puis les gens font la queue pour être pris en photo avec les danseurs pendant que les chanteuses font la promotion de leurs vidéos de spectacles également disponibles.

C’était tellement génial que j’en ai sauté mon lunch!
Je me dirige vers l
’étage inférieur du village où se trouvent plein de vendeurs de souvenirs, gâteaux et bonbons qu’il y a toujours la possibilité de goûter grâce à ces petites boîtes placées au-dessus des piles de paquets de gâteaux. Je tombe sur des kitkat, mais pas n’importe lesquels, ceux-la sont parfumés à la mangue ! Je n’aurai malheureusement pas le plaisir de goûter ce produit car c’est l’un des seuls que l’on ne peut pas essayer...
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Musée Habu : 


Maintenant j’ai rendez-vous avec le groupe au musée Habu, attention, que ceux qui ne supportent pas les serpents ferment les yeux !!!

Tout d’abord, avant de rentrer dans le musée, je passe devant une fabrique d’alcool où marinent dans des bouteilles, devinez quoi... Des habus, des serpents d’Okinawa ! Cette haburine (encore un mot qui n’existe pas en français donc je l’invente, par référence à vipérine) est très réputée à Okinawa.
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Dans ce musée, on trouve non seulement le squelette et la peau du plus grand habu du monde, mais aussi toutes sortes de serpents.
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Certains vivants, comme les serpents de mers...



...et d’autres confits dans du formol, parfois les tripes à l’air (façon de parler).

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Puis place à une exposition d
’oeuvre d’art sur le serpent, du jouet pour enfant au bijou. Je m’amuse à dessiner ces masques serpentesques :



C
’est l’heure du spectacle, un spectacle avec des serpents ??? Serpent Habu en plus ? Randy m’a raconté avant mon excursion que si un étranger se fait mordre par un serpent habu ici, il est soigne puis directement rapatrié. On peut survivre à la première morsure, pas à la deuxième...

Avant le début du spectacle, nous avons la possibilité de nous faire photographier avec un serpent sur les épaules, j’hésite, puis, voyant la foule qui se propose, je me dis que ça ne doit pas être trop dangereux, je me lance donc. Mais au moment même où la photo va être prise, l’animal se met à bouger. De retour sur mon siège, j’explose de rire en voyant la tête que je fais sur cette photographie !
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L’animateur nous présente un habu, qu’il tient avec professionnalisme. Il nous montre les crocs de l’animal puis fait goûter le venin sous les yeux ébahis de la foule. Ensuite nous avons droit à une démonstration de rapidité d’un autre type de serpent qui fait apparemment parti de la famille des habus, petit, mais vif comme l’éclair, j’en perds même ma caméra !





L’animateur nous demande qui de la mangouste ou du serpent nage le plus vite. Les avis sont partagés. Nous assistons donc à une petite course que l’adorable petite mangouste gagnera. A mon avis, elle avait plus envie de sortir rapidement de l’eau que le serpent...

Je rentre de cette expédition entièrement satisfaite, le prix en vaut la chandelle ! Sur le trajet du retour, je prends quelques photos d'hibiscus, voilà une journée bien colorée !


Mes dessins :

http://riyoko.over-blog.net/article-15269696.html

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Published by Yanou - dans Okinawa
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