Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
30 décembre 2007 7 30 /12 /décembre /2007 20:38
... L'aquarium d'Okinawa.
undefined

D'après ce que me dit Sabina, c'est avec l'aquarium de Yokohama, le plus fameux du Japon.
Je prends une entrée étudiante qui me permet d'avoir une réduction d'environ 500 yens, l'entrée à l'aquarium est assez chère : 1600 yens pour un adulte. Sabina prend pour elle et son fils un abonnement à l'année.

Nous commençons par l'étage supérieur de l'aquarium où se trouvent les poissons de surface. Bien souvent très colorés. J'en dessine quelques uns.
A chaque étape, on peut collecter une fiche explicative récapitulant les différentes espèces observées. Plus nous allons dans les profondeurs et plus les poissons sont ternes. Je retrouve pour la plupart, les mêmes poissons que nous avions vus morts sur le marché.

On observe beaucoup d'espèces venimeuses comme le poisson lion ハナミノカサゴ, 35 cm env.
undefined
...
et cet escargot dont les antennes vous piquent le pied si vous lui marchez dessus. J'ai bien fait de décider de ne pas aller me baigner moi !!!

Il y a aussi une espèce rigolote et très mignonne, les ニシキアナゴ Gorgasia preclara, oranges et blancs et les チンアナゴ Heteroconger hassi, blancs tachetés. De petits vers qui restent plantés dans le sable comme des plantes aquatiques et qui parfois se bagarrent entre eux sans trop de conviction.

undefined

Nous passons maintenant à la grande salle. L'aquarium d'ici fait à vue de nez 40 mètres carrés. Il faut voir que les requins baleines qui y vivent font dans les 10m de long, un coup de nageoire et le tour de l'aquarium est fait...

undefinedジンベエザメ Rhincodon typus
A certaines heures, on peut voir comment ils sont nourris.

Le parc :
undefined

A l'extérieur de l'aquarium, un parc immense et libre d'accès permet d'assister à des spectacles mettant en scène des dauphins et ce qu'ils appellent des faux requins. Avec Natalie, nous assistons aux deux spectacles, le premier, dans des petits bassins est bien moins impressionnant que le second.
Là je peux mieux observer la mâchoire de ce faux requin. Pour un faux, il a de sacrés crocs !!!

undefinedSous l'un des bassins, une demoiselle dauphin nous dit bonjour.

undefined

Remarquez que son nez n'est pas pointu comme la plupart des dauphins.

Nous poursuivons notre balade dans ce parc où nous pouvons visiter de vieilles maisons okinawaiennes si nous enlevons nos souliers.
undefined

undefined

undefined

De magnifiques animaux fleuris décorent les allées. Nous avons la chance d'assister à la plantation des fleurs :
undefined
Après travaux :
undefined

Repost 0
Published by Yanou - dans Okinawa
commenter cet article
29 décembre 2007 6 29 /12 /décembre /2007 11:31
Bonjour à tous,


Adaptation à la vie à l'américaine :

undefined
Malade, moi? Jamais !

Aujourd'hui je ne suis pas beaucoup sortie et pour cause, j'avais très mal au ventre. Nourriture américaine...
Il faut dire que les américains fonctionnent très différemment des français. Il m'aura fallu m'adapter, ce qui n'est pas forcément facile. Se réveiller le matin avec l'odeur de graillon qui se propage dans la maison. Manger dès le matin des oeufs, du bacon et des pommes de terre frites, ce n'est pas évident pour moi… Le problème c'est surtout que je ne peux pas manger autant qu'eux dès le matin et alors que mon estomac gargouille à midi, eux sont capables de sauter le lunch. Heureusement les enfants ont besoin de manger le midi, j'en profite pour manger avec eux. Mais ça arrive qu'ils se mettent à table à 16h30, là ça devient dur, surtout quand il n'est pas prévu de remanger avant le lendemain...
Résultat : aigreurs d'estomac.
Natalie ne voulait absolument pas me donner du bicarbonate qui stoppe les brûlures d'estomac.

En réalité, les américains se servent du bicarbonate pour capturer les odeurs dans leurs réfrigérateurs. J’ai donc dû me boucher le nez, pour avaler ce mélange de bicarbonate parfumé et d’eau. Le résultat a été immédiat, mais je crains d’en avoir trop consommé, maintenant j’ai mal à la tête, trop de sel sans doute ! 
Malgré tout, nous allons au restaurant ce soir. Il faut dire que les parents de Randy partent  demain...

Prêt de DVD japonais :

Lorsque j’étais à Tokyo, j’avais acheté Ghost in the shell 2, un manga animé que j’ai voulu prêter à Randy. Seulement voilà, le DVD ne passe sur aucune des platines de salon de la famille, ni sur les ordinateurs qu’ils ont ! 
Il essaye avec un autre DVD japonais que je lui prête, pareil. Il faut croire que les DVD japonais ne sont pas compatibles avec les lecteurs américains qui sont pourtant fabriqués en Asie... 
J’avais prêté les DVD à Luca quand j’étais à Kyoto, un ami italien qui n’a eu aucun problème à les lire avec son ordinateur.

Les côtés positifs de la base américaine :


undefined

Lorsque l'on vit dans une base militaire américaine, le côté positif est que certaines choses coûtent moins cher, et d'autres sont carrément gratuites. Par exemple, Randy m'a conseillé d'acheter ce petit traducteur vocal de poche couvrant 14 langues différentes dont le français, l'anglais, et le japonais, avec l'alphabet propre à chaque langue. Le plus fou c'est qu'il fait aussi réveil et radio... Je vous dis le prix? 139 dollars seulement !!!
Dans la base américaines, il y a aussi d'autres côtés positifs comme ce centre de sport dans lequel l'accès aux machines (marche, course, vélo, step) et aux cours d'aérobic sont gratuits...


Discussions à propos de l'intervention des USA pendant la seconde guerre mondiale :
Randy m'explique pourquoi les Etats-Unis ont envoyé ces deux bombes atomiques au Japon et parle du massacre de Nankin :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Massacre_de_Nankin 
Il me raconte la cruauté des japonais envers le peuple chinois et le rôle que désirent prendre les USA pour protéger le monde. Il semblerait que les Etats-Unis n'aient qu'un seul but, rendre pour tous les peuples de la terre entière, un monde paisible et libre.

 
Mission impossible :

Il m’est impossible de recevoir ma nouvelle carte de crédit ici, pourquoi ?

Je suis dans une base militaire américaine et la banque m’a envoyé le courrier en recommandé avec accusé de réception. N’étant pas militaire, je n’ai pas le droit de recevoir du courrier contre signature avec accusé de reception... Il aurait fallu qu’ils l’envoient en recommandé simple.
Je téléphone donc à eurocard mastercard qui me propose de m'envoyer une carte de payement sous trois jours. Le problème est qu'avec cette carte je ne peux pas avoir d'argent en espèce. Et tout au Japon se paye en liquide. Ils me proposent donc un dépannage de cash dans la western union la plus proche, il n'y en a pas a Okinawa, et, dernière nouvelle, il n'y en aurait qu'une à Tokyo, Tokyo qui est presque aussi grande que l'île d'Okinawa ! En plus je viens de tomber sur un article concernant la western union :
http://www.japanthroughblueeyes.com/2007/05/17/western_pognon
Ca ne donne pas trop envie d'essayer !


Repost 0
Published by Yanou - dans Okinawa
commenter cet article
28 décembre 2007 5 28 /12 /décembre /2007 11:31
Pizza in the sky :

Aujourd'hui je pars avec Sabina (une française habitant dans une base américaine à côté de la nôtre) et Tamara, la femme de Chris.
Tout d'abord nous allons manger dans une pizzeria japonaise que les américains appellent "Pizza in the sky". Vous comprendrez pourquoi :
undefined
Il est assez amusant de constater que les américains et européens veulent s'installer sur des tables basses pour faire comme les japonais et que les japonais, eux, veulent s'installer sur des tables hautes et mangent leur pizza avec des baguettes !
undefined
Je suis étonnée par le menu, il n'y a qu'un seul choix de pizza sur laquelle on peut demander à ne pas avoir certains ingrédients. On peut l'avoir en deux formats. Et je constate sur une des tables voisines que des japonais se partagent une seule petite pizza pour eux deux. Alors que j'en prendrai une pour moi toute seule. Force m'est de constater que je me serais bien contentée d'une demie.

Là encore je m'en sortirai pour environ 1000 yens (6 euros) pour une pizza avec de la salade et une bière. Qu'on ne me dise pas que le Japon est cher !!! Mais, alors que je dis cela à Sabina et Tamara, elles me disent que si, le Japon est cher comparé aux USA !!! Où l'on peut avoir beaucoup à manger pour presque rien. Sabina me dit qu'en effet en France les restaurants sont très chers. Il est vrai qu'en France on mange sans doute moins souvent au restaurant ou au fast-food qu'aux USA ou au Japon, ce qui expliquerait la différence de prix...

Antiquaire :
undefined
Après ce copieux repas, Sabina nous emmène jusqu'à un antiquaire au nord de l'île.
Le lieu est magnifique. Sabina m'explique que l'antiquaire fait venir ces objets de la "mainland" l'île principale du Japon. J'y trouve tout un tas de choses pas chères, je prends un vieux kimono, des figurines taillées dans du bois, des chaussettes japonaises qui n'ont apparemment jamais servi (vous savez, ces chaussettes dont ils se servent pendant les festivals, celles que portent les ninjas et qui permettent d'avoir des sandales, sok ou zori, qui ressemblent à des tongs). Je prends aussi un vieil éventail blanc sur lequel je pourrai peindre. Je discute de la France avec la vendeuse dans un japonais que je sais bancal, mais elle semble tellement contente qu'elle me fait le tout pour seulement 1000 yens ! Vive la France !
undefined
Chez l'antiquaire, encore un shisa!
Sabina quant à elle a acheté pour son fils un vieux et magnifique sabre en bois peint.

Fabricant de shisa :
undefined
Nous retournons à la voiture et Sabina me montre un fabricant de shisa. Je le vois en train de fabriquer une structure en bois :
undefined
Il m'explique que cette structure sera à l'intérieur du shisa pour lui en donner la forme principale. Il utilise principalement des morceaux de terre déjà cuite et cette pâte durcissant à l'air que j'avais déjà vue au monde d'Okinawa. A ces ingrédients, il ajoute parfois des coquillages et tout un tas d'objets insolites et divers.

Bell wood :

Nous partons aussi visiter un fabriquant d'objets en bois.
Nous pouvons regarder de loin l'atelier :
undefined
Et de plus près les objets destinés à la vente. Ce sont des tables imposantes, des animaux marins à accrocher au mur, des horloges etc.
undefinedAprès cette journée bien remplie, il est temps pour nous de rentrer, sous la pluie...
Repost 0
Published by Yanou - dans Okinawa
commenter cet article
27 décembre 2007 4 27 /12 /décembre /2007 11:28

undefined
C’est l’histoire d’un petit lapin qui rentre dans une boulangerie : "Bonjour monsieur le boulanger, vous avez du gâteau aux carottes ?" ...
Et bien là, il ne s’agit pas de carottes, mais d’ananas. Dans cette ferme ananas, ils fabriquent de tout à base d’ananas : du jus d’ananas, du vin d’ananas, du vinaigre d’ananas, du gâteau à l’ananas, du gâteau au vin d’ananas, des tranches d’ananas séchés, du chocolat à l’ananas, de la confiture d’ananas, des crèmes pour la peau à l’ananas, du parfum à l’ananas et même du charbon d’ananas !
undefined
Sans compter les peluches ananas et autres pendentifs... Parmi les pendentifs, il y a aussi des kikis, vous vous souvenez, le kiki de tous les kikis, c’est complètement démodé chez nous, mais il faut croire qu’au Japon ce n’est absolument pas démodé. Ils l’appellent "mon chichi", モンチツチ...
undefinedJe ramènerai avec moi ce mini ananas :

undefined

Etonnamment, à la ferme aux ananas, on trouve un musée aux coquillages...

On y trouve toutes sortes de coquillages étranges et parfois magnifiques comme la coupe de celui-ci :
undefined

Il y a aussi de mignons petits coquillages en forme de coeur :

undefined 

Des vieilles boules de verre qui servaient autrefois de bouées ornant les murs. Maintenant, il n'y a plus de ces boules dans la mer mais on retrouve sur les plages des bouts de verre polis de toutes les couleurs qui peuvent servir de décorations.

 undefined

Les souvenirs sont ici assez surprenants. On trouve des coquillages taillés assez kitchs :

 undefined

Des poissons séchés sur lesquels on a collé de faux yeux :

 undefined

Et de mignons petits nounours :

 

undefined
Repost 0
Published by Yanou - dans Okinawa
commenter cet article
26 décembre 2007 3 26 /12 /décembre /2007 21:53
Okinawa wa-rudo (=world), le monde d'Okinawa est la reconstitution d'un ville (touristique) d'Okinawa.

undefined
Nous avons aujourd'hui la même guide que lorsque j'avais visité les différentes fabriques. Elle nous raconte cette fois que les Yakusa, qui ont une villa qu'elle nous montre sur la route, se coupent le petit doigt en signe de dévotion et de loyauté envers leur chef. Le code des Yakusa est 893. Le huit en japonais se prononçant "yattsu", le "tsu" étant très léger, le neuf "ku" et le trois "san".

Grottes :
 
Nous commençons la visite par les grottes du village.
La galerie souterraine est immense !
(Pour mieux voir les photos, éteignez les lumières...)
undefinedC’est dans une de ces grottes d’Okinawa qu’a été tourné un épisode des X-files. Quand on voit la forme de certaines pierres, on comprend pourquoi...undefinedUne auge est posée là, au beau milieu de la grotte, certains s’essayeront encore à faire un voeux avant de lancer leur pièce.undefinedAprès avoir passé une bonne demi-heure à traverser ces sous-sols, nous retournons à la surface à l’aide d’un escalator que les japonais prononcent escalétâ.
undefined

Jardin d’Eden : 

Arrivés à l’extérieur, nous traversons un grand jardin où des fruits de toutes sortes poussent. Celui-ci par exemple m’est inconnu :

undefinedDes marchands vendent ces fruits, on trouve entre autre des mangues, des "dragon fruits",
undefined
des oranges, des "star fruits" (formant des étoiles quand on les coupe) que je n’ai pas goûtés et des ananas :
undefined

Artisanat : 

Un peu plus loin ce sont des potiers, verriers et céramistes qui oeuvrent. Il y a aussi des artisans travaillant au pochoir sur tissus, puis j’arrive à la fabrique de sucre. Okinawa a un climat idéal pour la croissance de la canne à sucre. Il y a donc dans ce village une fabrique de canne à sucre et bien entendu un magasin où on peut acheter du sucre à n’importe quelle étape de la fabrication. De petits récipients remplis d’échantillons permettent de goûter.
undefined


Centre shisa-culturel : 

J’arrive dans un centre culturel rempli de shisa. De la tête de lion en bois servant pour la danse du lion à la peluche
shisa.
Au milieu de la pièce, une petite fille peint son propre shisa :

undefinedUne dame du centre m’explique que cette petite a modelé celui-ci il y a quatre jours avant de pouvoir le peindre avec cette peinture qu’ils appellent peinture à Poster. C’est la même peinture qui est utilisée pour les poupées kokeshi.
Je me renseigne sur la pâte servant à la fabrication de ces objets.

undefinedElle ressemble à du plastiroc mais ne se désagrège pas avec de l’eau et il n’y a apparemment pas besoin de la cuire. La charmante dame me propose d’en acheter un pain d’environ 7 X 7 X 7 cm pour 1200 yens ! C’est un peu cher tout de même. Je verrai si à Tokyo ou Yokohama je n’aurai pas la possibilité d’en avoir pour un prix moins exorbitant.


Eissa :
 
Je sors du centre et découvre un spectacle sous un chapiteau. J
’ai malheureusement loupé le début, mais je retournerai au second pour mieux dessiner ces danses magnifiques.
Deux chanteuses jouent du sanshin, instrument que j
’avais déjà dessiné lors de ma visite au musée municipal d’okinawa et qui est reconnaissable du fait de son ventre en peau de serpent.

La première danse, très courte, est effectuée par deux femmes habillées de la même façon que les poupées Kokeshi (Ou plutôt devrais-je dire que les poupées étaient vêtues comme ces danseuses). Je sors mon carnet de croquis pour en dessiner une.

Puis place à une danse endiablée que ma main a bien du mal à suivre. Je prendrai donc en complément des photos pour affiner mon travail. Ce sont tout d’abord des danseurs et danseuses armés de tambours. Qui frappent, tournoient, et sautent :


Puis c’est un lion interprété par deux danseurs qui se secoue dans tous les sens accompagnés de deux bouffons.

La danse reprend de plus belle, les danseurs, toujours souriants, frappent encore plus fort sur leurs tambours, la foule applaudit à leurs sauts périlleux. Deux combattants armés chacun d’un long bâton s’affrontent sous les roulements des tambours.



Les danseurs reviennent, et font venir la foule sur la piste de danse pour lui montrer quelques pas. (Quelque part j’ai l’impression d’être au club med !)
Puis les gens font la queue pour être pris en photo avec les danseurs pendant que les chanteuses font la promotion de leurs vidéos de spectacles également disponibles.

C’était tellement génial que j’en ai sauté mon lunch!
Je me dirige vers l
’étage inférieur du village où se trouvent plein de vendeurs de souvenirs, gâteaux et bonbons qu’il y a toujours la possibilité de goûter grâce à ces petites boîtes placées au-dessus des piles de paquets de gâteaux. Je tombe sur des kitkat, mais pas n’importe lesquels, ceux-la sont parfumés à la mangue ! Je n’aurai malheureusement pas le plaisir de goûter ce produit car c’est l’un des seuls que l’on ne peut pas essayer...
undefined

Musée Habu : 


Maintenant j’ai rendez-vous avec le groupe au musée Habu, attention, que ceux qui ne supportent pas les serpents ferment les yeux !!!

Tout d’abord, avant de rentrer dans le musée, je passe devant une fabrique d’alcool où marinent dans des bouteilles, devinez quoi... Des habus, des serpents d’Okinawa ! Cette haburine (encore un mot qui n’existe pas en français donc je l’invente, par référence à vipérine) est très réputée à Okinawa.
undefined
Dans ce musée, on trouve non seulement le squelette et la peau du plus grand habu du monde, mais aussi toutes sortes de serpents.
undefined
Certains vivants, comme les serpents de mers...



...et d’autres confits dans du formol, parfois les tripes à l’air (façon de parler).

undefined
Puis place à une exposition d
’oeuvre d’art sur le serpent, du jouet pour enfant au bijou. Je m’amuse à dessiner ces masques serpentesques :



C
’est l’heure du spectacle, un spectacle avec des serpents ??? Serpent Habu en plus ? Randy m’a raconté avant mon excursion que si un étranger se fait mordre par un serpent habu ici, il est soigne puis directement rapatrié. On peut survivre à la première morsure, pas à la deuxième...

Avant le début du spectacle, nous avons la possibilité de nous faire photographier avec un serpent sur les épaules, j’hésite, puis, voyant la foule qui se propose, je me dis que ça ne doit pas être trop dangereux, je me lance donc. Mais au moment même où la photo va être prise, l’animal se met à bouger. De retour sur mon siège, j’explose de rire en voyant la tête que je fais sur cette photographie !
undefined

L’animateur nous présente un habu, qu’il tient avec professionnalisme. Il nous montre les crocs de l’animal puis fait goûter le venin sous les yeux ébahis de la foule. Ensuite nous avons droit à une démonstration de rapidité d’un autre type de serpent qui fait apparemment parti de la famille des habus, petit, mais vif comme l’éclair, j’en perds même ma caméra !





L’animateur nous demande qui de la mangouste ou du serpent nage le plus vite. Les avis sont partagés. Nous assistons donc à une petite course que l’adorable petite mangouste gagnera. A mon avis, elle avait plus envie de sortir rapidement de l’eau que le serpent...

Je rentre de cette expédition entièrement satisfaite, le prix en vaut la chandelle ! Sur le trajet du retour, je prends quelques photos d'hibiscus, voilà une journée bien colorée !


Mes dessins :

http://riyoko.over-blog.net/article-15269696.html

Repost 0
Published by Yanou - dans Okinawa
commenter cet article
25 décembre 2007 2 25 /12 /décembre /2007 20:30

En biscuits, en bandana, en boucles d'oreilles ou en peluche, devant les entrées de parkings, les temples ou les restaurants, à Okinawa, les shisa sont partout.
undefinedLà, au centre culturel du monde d'Okinawa.

Koma Inu ou shishi ?
A Okinawa, ces lions ou chien-lions sont placés même à l'entrée des supermarchés.

Ici, sur le sol de la rue Cocosai :

undefined
A Okinawa, on les appelle shishi. Pourquoi ? Shishi est le mot chinois pour dire koma inu. Mais en fait, ici, le shishi est un mélange de la version chinoise et de la version japonaise dû à la proximité de la Chine et à l'appartenance de l'île au Japon.
 
Dans un supermarché Jusco : 
undefinedOn l'appelle shishi ou shisha, mais la plupart du temps, c'est écrit shisa :  しさ (en hiragana) ou シーサー (en katakana).
undefinedSeul, en couple ou accompagné de son bébé, le shisa a manifestement de l'importance à Okinawa.

Repost 0
Published by Yanou - dans Okinawa
commenter cet article
24 décembre 2007 1 24 /12 /décembre /2007 11:27
Ho ho ho ! Joyeux Noël !
Ce soir c'est le réveillon que je passe avec la famille de mes amis américains. J'apprends ainsi comment cela se passe aux Etats Unis en général. Les cadeaux sont mis sous le sapin quinze jours à l'avance, sauf quand les enfants sont trop petits pour pouvoir résister à la tentation d'ouvrir les paquets.

Les enfants préparent des cookies pour Santa Claus. Enfin, disons qu'ils les décorent avant la cuisson.
undefinedAinsi, les enfants déposeront sur la table avant d'aller se coucher, quelques biscuits et un verre de lait pour remercier le Père Noël du cadeau qu'il leur apportera cette nuit là. Parce que si en France tous les cadeaux viennent du Père Noël, aux Etats Unis, chacun a un cadeau de la part de Santa Claus, le reste étant offert par la famille. Ca évite que le secret soit divulgué sur la cours de récréation et que la féerie disparaisse.
Du reste, la plupart des enfants américains, contrairement aux enfants japonais et français, ne vont pas à l'école avant au moins cinq ans.

undefined Origami de lutin de Noël ou de jardin

Petite parenthèse : les japonais ne fêtent pas noël...
Repost 0
Published by Yanou - dans Okinawa
commenter cet article
23 décembre 2007 7 23 /12 /décembre /2007 11:26
Bonsoir à tous,


Cette nuit, nous allons au Jardin Botanique Sud-est d'Okinawa pour voir les illuminations de Noël. A l'entrée, ce sont des lutins qui nous accueillent.

undefined
Nous passons sur un pont décoré de lucioles bleues d'où je prends des photos.
undefined
C'est magnifique, je ne m'attendais vraiment pas à ça !
undefined
Plus loin, nous nous arrêtons pour assister à un spectacle où des lasers accompagnent une histoire racontée en japonais et en anglais.


Il y a des jeux de fête foraine, de la barbapapa, des toboggans...
undefined
Nous faisons une pause "hot-dog surprenant". 
undefined
Avez-vous déjà vu un hot dog comme celui-là? Il semblerait qu'au Japon, on le prépare comme ça... Et c'est très bon !!!

Repost 0
Published by Yanou - dans Okinawa
commenter cet article
22 décembre 2007 6 22 /12 /décembre /2007 19:38
Bonjour à tous,


Me voici aujourd'hui au seul château de l'île qui ne soit pas encore en ruine. Les gens sont tous à visiter l'intérieur, voila pourquoi la cour paraît tant dépeuplée. Je suis un peu malade, les amis de Natalie m'expliquent que je fais sans doute une allergie à la poussière de corail. Beaucoup de gens y sont réactifs. Après deux semaines passées à Okinawa, ça devrait s'en aller.



Pour arriver jusqu'ici, nous avons dû garer la voiture chez un japonais qui, pour quelques centaines de yens, garde la voiture ainsi que les clefs.

Légende du château Shuri :

La légende du château raconte que le roi Satto s'est un jour fait mordre le bras par un serpent habu. On devait lui trancher le bras pour que le venin n'aille pas jusqu'au coeur. Pour ne pas paraître amoindri devant sa cour, il demanda à un de ses fidèles soldats de se trancher le bras à son tour pour remplacer le membre infecté. Depuis ce jour les gens du pays racontent que le roi Satto avait deux bras, l'un poilu, l'autre pas.

Je rentre dans le château où sont exposées des copies d'instruments de musique qu'il est interdit de photographier. Je les dessine.
Repost 0
Published by Yanou - dans Okinawa
commenter cet article
21 décembre 2007 5 21 /12 /décembre /2007 11:25
anti_bug_fBonjour a tous,

Sur la base militaire, il y a une maison dite hantée.
undefined

L’histoire raconte que le père de la première famille américaine installée dans cette maison aurait vu une nuit, un samouraï marcher dans la chambre. Le lendemain, il le signale à la base militaire qui leur propose de les déménager le jour après. Mais la nuit suivante, le mari tue sa femme, ses deux enfants et se suicide. Plusieurs années passeront avant que la base militaire ne décide de placer une autre famille dans cette maison. Mais cette nouvelle famille n’aura pas le temps de prévenir la base avant que le père ne se tue ainsi que les siens. Quelques années plus tard, la police est amenée à entrer dans le bâtiment, des voisins y ayant entendu de drôles de choses. L’un des deux policiers entre par devant, l’autre par derrière. Le premier, l’arme au poing entendra une voix lui dire : « tue-le, tue-le ». Le policier, dans un instant de lucidité, sortira de la maison et appellera son collègue pour qu’il sorte à son tour.

Cette histoire effrayante n’a pas laissé de traces sur le net, il n’y a aucune preuve, mais tout le quartier pense qu’elle est hantée, et personne ne souhaite y habiter. Du reste, cette maison étant dans une base militaire, vous pensez bien que s’il s’est passé quelque chose, cela aura été classé secret militaire...

Repost 0
Published by Yanou - dans Okinawa
commenter cet article